La Méditerranée révèle parfois ses trésors les plus époustouflants dans des recoins secrets. C’est le cas de cette petite crique qui, malgré son charme indéniable, soulève une question délicate liée à sa préservation.
Un joyau naturel au charme fou
Imaginez une eau d’un turquoise éclatant, des falaises calcaires vertigineuses plongeant dans la mer, et une aiguille rocheuse emblématique de 143 mètres de haut, semblable à un monument naturel sculpté par le temps. Cette crique, véritable invitation à la contemplation, figure régulièrement dans les classements des plus belles plages du globe, sélectionnée par un jury d’experts et d’influenceurs passionnés de voyage.
Née d’un éboulement survenu en 1962, la plage dévoile un sable de galets blancs polis qui contraste avec la roche et la mer. À proximité, une source d’eau douce se jette directement dans la Méditerranée, ajoutant une touche de fraîcheur rare et précieuse. Ce cadre idyllique ne manque pas d’émerveiller les visiteurs, qu’ils soient randonneurs ou plaisanciers.
Un espace protégé, mais fragile
Cala Goloritzé, située en Sardaigne, est un monument naturel protégé depuis 1995. Cette protection vise à conserver son caractère sauvage, son intégrité écologique et sa beauté intacte. Mais cette mesure s’accompagne d’une contrainte majeure : l’accès est volontairement limité.
Chaque jour, en haute saison, seulement 300 visiteurs sont autorisés à fouler cette plage. Une limitation drastique qui illustre le combat pour maintenir un équilibre entre tourisme et sauvegarde de l’environnement. C’est une forme de gestion durable imposée par les autorités pour éviter la surfréquentation.
Un accès difficile… mais gratifiant
Accéder à ce petit paradis n’est pas chose aisée. Les visiteurs doivent choisir entre une randonnée exigeante ou un trajet en bateau limité. Le sentier de 3,5 km, avec 470 mètres de dénivelé, traverse le massif du Supramonte de Baunei et demande environ deux heures aller-retour. Mais ce défi physique est largement récompensé par un panorama à couper le souffle, où la nature dévoile toute sa grandeur.
L’option bateau impose quant à elle de mouiller à 200 mètres du rivage, derrière une barrière écologique, afin de ne pas perturber les fonds marins. Depuis 2017, les moteurs sont même interdits à moins de 100 mètres de la plage, renforçant la volonté de protection.
Une fréquentation encadrée
Pour financer la préservation et le nettoyage du site, un droit d’entrée de 6 euros par personne a été instauré en 2019 par une association locale. Cette mesure, parfois controversée, s’applique même à ceux qui arrivent à la nage depuis un bateau. Elle vise à réguler la fréquentation et à assurer un entretien minimal de cet écrin naturel.
Malgré ces restrictions, les amoureux de la nature et les amateurs de randonnées ne regrettent jamais leurs efforts. Cala Goloritzé reste une destination d’exception où la beauté brute et la tranquillité se conjuguent pour offrir une expérience hors du commun.
Pour profiter pleinement de ce paradis
Pour profiter au mieux de ce lieu magique, il est conseillé de privilégier les mois de juin ou septembre, avec une arrivée tôt le matin pour éviter la foule. La baignade est idéale de juin à octobre, quand les températures peuvent atteindre 29°C, offrant un cadre parfait pour un moment de détente au cœur de la Méditerranée.






